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Choisir son cours de tango

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5 conseils pour bien choisir son cours (et ne pas arrêter après le mois de janvier)

C'est la rentrée tango et vous cherchez un cours ? Voici quelques conseils pour vous y retrouver.

1. Choisir son tango

On distingue principalement deux formes de tango : l'argentin et l'international.

Dans le "style international" les pas sont normés et codifiés dans le but d'organiser des compétitions. La musique va des années 30 jusqu'a nos jours et on y apprécie les smokings et les robes de princesse autrichiennes. 

Compétition de robes à froufrous et de Tango international.

 

Dans le tango argentin la philosophie est tout autre : la connexion entre les partenaires et l'improvisation sont au coeur de la danse. Vous apprendrez un langage, et non des pas. Cela vous permet ensuite de danser aussi bien avec un argentin, qu'un japonais, un russe ou même un breton. Cela vous permettra aussi de danser sur n'importe quelle musique, n'importe quel type de danse finalement. 

Bref, si on vous propose une danse qui nécessite une scéance d'ostéo, une chorégraphie et un balais dans le fion, soyez raisonnables : FUYEZ ! Et choistissez plutôt un cours de tango argentin.

 

2. Ecole de danse ou association ?

D'un coté, il y a les écoles de danses avec des professeurs professionnels et diplomés "toutes danses" capables d'enseigner la salsa, le chacha, le rock ... ou le tango. Quand leur journée de travail s'achève il y a peu de chances qu'ils aient envie d'aller se faire une milonga le soir pour se détendre. Pour en avoir connu quelques unes, l'enseignement se rapprochait de celui des autres danses de couples et était donc basé sur l'apprentissages de pas, ce qui parait incongru pour la plupart des danseurs de tangos qui arpentent les milongas.

De l'autre coté, il y a les associations. Vous y trouvez de vrais passionnés de tango argentin, monomaniaques qui ne dansent souvent QUE le tango. A tel point qu'ils vivent tango, tremblent de frustration quand ils ne dansent pas tous les week-ends, partent au 4 coins du monde pour vivre leur passion et bavent devant les jolis échantillons de plancher de Leroy Merlin.
Souvent, ces passionnés n'enseignent pas le tango comme métier principal, mais enseignent en loisir afin de former de nouveaux adeptes. Leur but ne sera pas de vous enseigner une chorégraphie, mais de vous donner toutes les clefs pour vous amuser dans les milongas du monde entier !

Autre avantage indéniable des associations sur les écoles de danse : vous éviterez le traditionnel gala de fin d'année déguisé en rouge et noir avec une rose dans la bouche. 

 Croyez moi, vous ne voulez pas être à leur place !

 

3. Combien d'élèves faut-il être par cours ?

Faites attention au nombre de participants aux cours dans lesquels vous vous inscrivez. Les grands groupes, comme les petits ont leur avantages et leurs inconvénients.

Dans un cours très rempli, il sera plus difficile d'arriver à obtenir les corrections personnalisées d'un enseignant. En contrepartie, il sera plus facile de changer régulièrement de partenaire et de multiplier les expériences. Il sera aussi plus facile de se planquer dans un coin près du radiateur sans attirer l'attention si vous êtes moyennement motivé.

Mais les petits groupes (moins de 10 personnes) sont aussi très interessants pour avoir un suivi optimum. Vous aurez probablement tout le temps les enseignants sur le dos, traquant sans relache vos défauts de posture ou de guidage. C'est l'idéal si vous êtes motivés ! En revanche, à la moindre coupe du monde / fête de la bière / épidémie de gastro, la parité du petit groupe sera facilement déséquilibrée. Par contre, il n'est pas rare alors qu'un prof prenne la place des absents et dans ce cas, c'est finalement tout bénéf' ;).

 

4. Choisissez des profs qui vous motivent

Pour ne pas trainer des pieds en allant en cours dès les premiers flocons, choisissez des enseignants qui vous donnent envie de venir en cours ! Comme pour les chatons, vérifiez qu'ils aient bien l'oeil vif, la patate et l'envie d'aller vers leurs élèves. Si vous sentez qu'ils sont contents d'être là devant vous c'est bon signe ! L'energie est communicative ! 

Quand on m'explique le ocho arrière.

Si vous êtes danseur débutant ou intermédiaire, préférez la qualité de l'enseignement à la qualité de danse ou la renomée de l'enseignant. De mon point de vue, le mot maestro de tango mélange à la fois la notion de danseur professionnel avec celle de "maître enseignant". Pourtant Larousse est très clair : Maestro signifie "Nom donné à quelqu'un de très habile dans son métier". Ces monstres de techniques et de connaissances sont peut être de fabuleux danseurs mais pas nécessairement de bons enseignants. Enseigner et danser n'est pas la même chose. L'andragogie (la science de l'enseignement aux adultes) n'est pas une discipline innée : elle s'étudie et se travaille !

 


De plus leurs connaissances ne sont pas toujours accessibles au niveau de leurs élèves. Si le challenge que vous représentez ne les stimules pas assez, vous et vos professeurs risquez de vous communiquer un ennui profond ! 

 

Quand ma motivation est la même que celle du prof

 

5. Et les cours particuliers ?

Les cours particuliers sont de formidables outils pour progresser et avoir un retour sur sa danse. Pour des danseurs ayant déjà de l'expérience, ils sont un très bon outils pour se corriger après des phases de travail et de recherche en pratique.

En revanche pour les débutants complets, je trouve les cours collectif plus adaptés. Les élèves danseront avec des gens de même niveau qui ne compenseront par leurs propres erreurs comme le ferait un professeur de tango de façon inconsciente. Ils seront aussi confrontés aux qualités et défauts des autres, à des gabarits différents. Et puis ils pourront se motiver entre eux, se challenger et profiter d'une dynamique de groupe pour aller là où tout se joue : la milonga. 

 

Et vous ? Quels conseils avez-vous bien débuter dans le tango ?