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5 conseils pour progresser en tango

par le

Les sciences, les neurones miroirs et les jeux vidéos nous donnent des pistes sur ce qui marche !

1. Danser régulièrement (Oh surprise !)

Trouver des données scientifiques sur la progression dans le tango argentin est pratiquement impossible. Comment mesurer la progression dans une activité artistique où aucune performance n'est vraiment quantifiable ? Cependant une étude réalisée dans un autre domaine peut toutefois nous intéresser : les jeux vidéos en compétition à haut niveau (ça s'appelle l'esport). Les joueurs découvrent un jeu, s’y adonnent comme des brutes pour devenir les meilleurs dans leur domaine puis participent à des championnats internationaux avec de jolis prize money à la clef. 

Quel rapport avec le tango me direz-vous ? Eh bien comme dans le tango, il s'agit d'une activité où l'on doit développer des automatismes, des réflexes et affiner des stratégies pour performer. 

L'étude sur ces compétitions de jeux vidéos portant sur les parties en ligne de 3,2 millions de joueurs (sur Halo et Starcraf II pour les connaisseurs) a finalemnent montré que les joueurs les plus performants n'étaient pas ceux qui jouaient le plus : ce sont en fait ceux qui s'entraînent très régulièrements avec une durée de pratique moyenne qui sont les meilleurs !

S'entraîner plusieurs fois par semaine semble donc plus efficace qu'une pratique intensive occasionnelle. Du coup, comme vous le rabâche votre professeur depuis le début de l’année, sortez en milonga régulièrement. Profitez aussi des pratiques que proposent les assos de tango ou poussez vos meubles pour un petit training à la maison de temps à autre, même 20 minutes. En revanche, inutile de faire 4 cours et 3 milongas par semaine, cela risque au contraire de vous desservir.

 

2. Observer les meilleurs… et leurs erreurs

Dans les années 90, des scientifiques italiens ont découvert les neurones miroirs de notre cerveau. Ces neurones nous permettent de nous connecter aux autres, d’avoir de l’empathie, mais aussi d’apprendre. C’est d’ailleurs ce qu'il se passe lorsque les enfants imitent les adultes. Nos neurones miroirs se mettent en marchent dès que l’on observe un de nos congénères. Par exemple, regardez quelqu'un manger un citron et tout de suite votre visage se crispera lui aussi même imperceptiblement.

Lors d’une milonga ou pendant un cours, quand on est sur le côté en attendant un partenaire, prenez donc le temps d’observer les autres car notre cerveau bosse pour nous même si nous ne nous en rendons pas compte !

Quand je réalise tout ce que mon cerveau sait faire

 3. Participer aux grands événements tango

Je me souviens de mon premier festival de tango à Tarbes. Après une semaine à danser tous les jours (et toutes les nuits) je suis rentré chez moi à la fois heureux d’avoir passé un si bon moment, mais aussi transformé au niveau de la danse. De nouveaux automatismes me sont apparus, de nouvelles possibilités… J’avais l’impression d’avoir progressé d’une année en l’espace de 5 jours !

Être dans un grand événement est très stimulant : il n’y a plus de limite de temps pour s’amuser, le niveau global est souvent plus élevé que dans une milonga locale, la musique plus pointue et la circulation plus facile. Tout cela permet d'atteindre facilement le flow, cet état particulier qui permet (entre autre) de progresser beaucoup plus vite pour un même temps de pratique (voir l'article sur ce sujet). 

Comment j'ai l'impression de danser quand je rentre de festival de tango

 

4. Se fixer des objectifs

Avoir un objectif clair permet de se motiver et de donner du sens à son travail. On vous propose de faire une démo ou de donner un initiation de tango ? Acceptez !

Vous serez ainsi stimulés à sortir hors de votre zone confort pour réaliser quelque chose qui vous challenge et vous donne envie de vous dépasser.

Tant que le stress engendré par ce nouveau défi n’est pas trop envahissant, vous mettrez tout en œuvre pour réussir !

Quand notre démo se déroule comme sur des roulettes

 

5. Prendre du plaisir !

L’adage : “quand on veut, on peut !” illustre que la motivation est souvent désignée comme étant la clef de l’apprentissage. pourtant c’est faux. Les émotions positives, comme négatives ont un impact bien plus important que la motivation sur la progression.

En effet, le plaisir procuré par la danse va booster votre apprentissage. La dopamine libérée par notre cerveau améliore la mémorisation et crée des connexions avec nos connaissances déjà existantes. C’est à mon avis l’une des raisons qui explique le pic de progression entre les élèves qui prennent uniquement des cours (qui travaillent) et ceux qui vont en milonga (et qui s’amusent).

Au contraire, La peur, la colère ou le stress empêchent l'assimilation des connaissances. Le cortisol qui est alors libéré par notre cerveau nous rendra très bon pour fuir ou attaquer un prédateur mais va entraver la mémorisation.

Dans mon propre cas : ma prof de CP qui nous apprenait la grammaire à coup de tapes au cul quand on oubliait deux “S” dans une dictée. Force est de constaster que ça n’a pas amélioré mon français. Bien au contraire, je suis maintenant obligé de faire appel à des relecteurs aussi patients que bienveillants pour corriger les fautes dans mes articles : 1000 mercis à Catherine et Basile pour leur aide et leur patience...

Le plaisir et la joie : vos meilleurs alliés pour progresser !

 

Et vous, avez vous remarqué des choses qui font progresser votre danse ?